Dead Drops : réseau de partage hors ligne, réappropriation techno et cybersécurité. Carte, 2300 spots, 75 To. Découvrez comment en profiter.
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C’est quand même contrôlable (et tant mieux à mon avis). Pas aussi efficacement qu’avec un algorithme automatisé, mais il suffit au/à la/aux gestionnaire(s) du point de vérifier ce qui est sur la clef régulièrement, et de supprimer les contenus qu’iel(s) refuse d’aider à partager. C’est peu viable si ce système devient utilisé à haute fréquence, mais j’imagine que vu le caractère très underground de la chose, se connecter une fois par jour suffit largement à empêcher qu’une chose qu’on ne veut pas voir partagé ne le soit effectivement pas. Si c’est une petite asso qui gère le point, c’est tout à fait faisable.
Je dis tant mieux parce qu’organiser un point où est hébergée, pour donner un exemple qu’on a toustes en tête, de la pédopornographie, c’est être complice des pédophiles. Je crois que si on se donne la mission de partager des données, mission que personne ne nous force à prendre, on doit prendre une certaine responsabilité avec. Dans une mesure raisonnable évidemment, il s’agit pas d’être extrémiste dans l’autre sens, mais on peut pas simplement se laver les mains au nom de la liberté.
Et c’est vrai plus généralement : si on veut une société libre, il faut accepter individuellement d’être responsables. L’ordre sans le pouvoir, en d’autres termes.
Oui. Ce que je disais, apparemment pas assez clairement : il s’agit d’accepter de ne plus être, soi seul, à décider (je me cite) :
Car il y aura toujours une décision et des limites.
Comme tu les remarques, ne pas contrôler crée un risque réel, difficilement gérable à mon avis. Pas besoin d’évoquer le problème des pédophiles pour s’en persuader (nos élu(e)s abusent déjà bien assez de cet argument foireux, je préfère le leur laisser).
Donc pour essayer d’être plus clair : il est certain qu’un groupe imposera toujours ses propres limites, d’une manière ou d’une autre. Mais, dans un système sans contrôle rigide, ces limites ne peuvent plus être celles d’une seule personne, ni celles d’un groupe restreint au sein du groupe. Aussi, elles ne sont plus figées.
Mécaniquement, dans un tel système, peu importe les efforts pour l’empêcher les limites se fixeront en accord avec la volonté générale de l’ensemble des membres du groupe, une sorte de moyenne donc. Et en tant que telles, ces limites purement factuelles (plus de Vérité, plus de Bien ou de Mal, etc.) seront aussi susceptibles de pouvoir plus facilement changer dans la durée, en fonction de l’évolution de la population qui compose le groupe.
Comment imposer des limites dans un système sans contrôle, alors ? Les outils ne manquent pas. Pour (trop) résumer :